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La Désirade est une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km, soit 22 km2 environ) qui se présente comme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 m d'altitude, est son point culminant. Les côtes, plus découpées au nord et à l'est, sont souvent bordées de hautes falaises blanchâtres. Une barrière de cayes (récifs coralliens) protège la région de Beauséjour, au sud-est de l'île.
Des récifs frangeants peu développés sont présents sur la côte sud (Anse de Baie-Mahault, Anse Petite Rivière et Grande Anse). Les fonds meubles sont instables et occupés, seulement par endroits, par des herbiers à thalassia testudinum, souvent clairsemés.
Le relief ne favorise pas la condensation de l'eau météoritique. Le sol est aride et l'île battue par les vents ; conditions défavorables à l'agriculture. L'île est approvisionnée en eau courante depuis Grande-Terre.
La végétation est essentiellement à caractère xérophile : cactus-cierges, cactus-raquettes, « tête-à-l'anglais », etc. Mais une végétation mésophile existe dans les grandes ravines abritées du vent qui entaillent le plateau. La faune comprend surtout des oiseaux marins (frégates, pélicans, phaétons), des iguanes et des agoutis, poétiquement appelés « lièvres dorés ». Les palétuviers ont presque disparu de l'île.
Plusieurs sites archéologiques témoignent de la présence amérindienne dès le IIIe siècle sur l'île. Son nom vient de l'espagnol desirada, la désirée, que la petite histoire rapporte à l'impatience des marins à retrouver la terre après leur traversée de l'Atlantique. L'île fut en effet la première terre découverte lors du deuxième voyage de Christophe Colomb, le 2 novembre 1493. Les espagnols la fréquentèrent au XVIIe siècle. Peu propice à l'agriculture, elle servit de repaire aux corsaires. La Désirade devint une dépendance de la Guadeloupe en 1648. Quelques plantations de coton s'y implantèrent. Au début du XVIIIe siècle, une léproserie est installée à Baie-Mahault, à l'extrémité est de l'île. Les malades souffraient de conditions de vie difficiles. Elle ferma ses portes en 1952. Les Galets, à l'extrémité ouest, fut un lieu de relégation pour les délinquants de Grande-Terre ainsi que pour quelques nobles métropolitains.
Sources : Wikipedia |